Comme maire de Caen par respect pour les habitants de cette ville et son histoire, j'ai un devoir d'humanité et de tolérance avec quiconque, fussent-ils opposants. D'ailleurs, les termes que j'emploie sont révélateurs de mon comportement, je n'ai jamais considérer autrement ces personnes que comme des collègues.

Alors arrêtons avec les fausses visions, celles qui consistent par exemple à dire que Monsieur DURON est l'incarnation de la courtoisie et que je serai celle de l'autoritarisme. J'ai vu et des journalistes en ont été les témoins, ses dérapages, ses attaques personnelles et le révisionnisme intellectuel dont il a fait preuve concernant le travail que j'avais accompli en tant que député.

L'essentiel n'est pas là mais dans la nécessité absolue de faire gagner CAEN. Croyez moi la raison reviendra, je souhaite qu'elle se manifeste dans l'adhésion à un projet commun et par un volontarisme réel dénué d'intérêts individuels, de stratégie de carrière, d'arrangements et de combines politiques. La diversité de point de vues ne me fait pas peur.au contraire, la diversité m'enrichit et la différence nourrit le débat mais à un moment il faut dégager une réponse partagée, il en va de l'intérêt général.

Il revient à un maire en dernier ressort de trancher et d'assumer cette tâche. Je l'exerce en ayant constamment l'obsession le développement de Caen et le mieux être de ses habitants.

Je n'ai jamais remis en cause un collègue encore moins agis contre lui. J'ai accepté peut être à tort les critiques acerbes sans répliquer.C'est bien moi dans cette affaire qui suis victime. Un maire doit après discussion décider avec une détermination nécessaire les dossiers qui engagent le développement de Caen sur les 20 ans.

En revanche,je ne peux rester silencieuse quand on met en doute ma volonté, quand on déforme mes intentions et que l'on va jusqu'à mentir sur ce qu'à fait cette équipe.

Pendant 6 ans, j'ai préservé la cohérence et la cohésion de cette équipe comme on cherche à préserver l'intégrité de sa famille. J'ai épaulé les moins travailleurs, j'ai conforté ceux qui doutaient, j'ai encouragé chaque personne à être force de proposition, j'ai apprécié les performances des autres... j'ai cultivé l'esprit d'unité et de loyauté quitte à me mettre en déséquilibre.

Pensez-vous que la majorité des maires socialistes de l'Agglomération Caen-la -mer (surtout ceux qui font sécession contre Luc DUNCOMBE) aurait demandé des réunions plus nombreuses de la Conférence des Maires que je préside, si je n'avais pas le souci de l'intérêt général, l'écoute, la capacité de fédérer sans imposer?

Croyez-vous que si je n'avais pas remplie cette mission d'arbitrage et de déminage, la crédibilité de la Présidence de l'Agglomération en aurait été préservée?

Croyez-vous que durant 6 ans comme Présidente de Caen Métropole, j'aurais pu faire travailler 143 communes et faire naître le Pays de Caen, si je n'avais pas l'envie d'agir collectif.

Il est de la responsabilité d'un élu d'être dans la maîtrise. Maîtrise dans l'utilisation des deniers publics, maîtrise dans les paroles prononcées pour n'exclure personne, maîtrise dans les actes pour valoriser la ville et ses habitants.

Jamais (et peut-être à tort dirons certains), je n'ai cherché à me mettre uniquement en avant.

Je crois à la capacité d'union des hommes et des femmes de bonne volonté pour relever les défis. Je porterai toujours ce rêve pour l'ancrer dans la vraie vie.

La fièvre passera, la clairvoyance reviendra et comme dans la parabole de l'enfant prodigue, nous ne regarderons pas derrière pour rechercher les responsabilités, mais nous regarderons devant , main dans la main, en bâtissant une nouvelle équipe unie pour l'intérêt des habitants et de la ville.

Ma main reste tendue et ma porte est grande ouverte.